LES TROUBLES DE STRESS POST-TRAUMATIQUES

Qu’est-ce qu’un trouble de stress post-traumatique ?
Quand peut-on parler d’évènement traumatique ?
Existe t’il des prises en charge thérapeutiques
?

Avant toute chose, il est important de comprendre que les traumatismes sont larges.
Ils englobent autant les faits d’agression, d’accidents graves que des chocs émotionnels forts.
Pour autant, ici, il s’agit bien de les comprendre dans leur sens premier, à savoir:
après un choc émotionnel très violent avec un sentiment de mort de mort imminente.
Ainsi, les troubles de stress post-traumatiques incluent les différentes réaction APRES le choc initial.

Comprendre le trouble de stress post-traumatique 

Définition du trouble de stress post-traumatique (TSPT):
Il s’agit d’une réaction, d’une détresse émotionnelles ressenties pendant puis après un évènement traumatique.
Ainsi, une personne va développer une série de symptômes après avoir été victime d’une expérience extrême de la mort.
Elle a été confrontée à celle-ci de manière directe et indirecte: mort imminente, agression physique, témoin de la mort d’autrui.
La personne victime a ressenti une peur intense couplée d’un sentiment d’impuissance et d’horreur.

Les origines de cet événement traumatique peuvent être accidentelles, naturelles ou intentionnelles.

S’il existe peu à pas d’études européennes sur le sujet des troubles de stress post-traumatiques, les chiffres obtenus en Amérique du Nord et Canada tendent à montrer que:

90% des habitants du nord auraient vécu au moins un événement traumatique dans leur existence (à peine moins dans les autres pays occidentaux),
– les femmes sont plus sujettes à vivre un événement traumatique du fait des agressions sexuelles,
– près de 9% de la population de ces 2 pays développent un trouble de stress post-traumatique,
– la proportion en France serait de 2% (environ 1,3 million de personnes).
– les autres développent des symptômes résiduels normaux (angoisses qui diminuent etc.),
– la moitié des personnes présentant un TSPT ont une remise spontanée entre 1 et 2 ans.

Comment savoir si l’on développe un trouble de stress post-traumatique ?

La psychologue possède des grilles d’évaluation reconnues de plusieurs questions.
Grâce à elles, il est possible de repérer les symptômes persistants qui conduisent à un trouble de stress post-traumatiques.
Il est essentiel de repérer aussi l’évènement traumatique.

Les symptômes:

Ils sont catégorisés en sous-groupes:
Les pensées intrusives, incontrôlées et incontrôlables qui envahissent le quotidien.
Ces pensées provoquent des réactions physiologiques de panique, sudation et empêchent de continuer à vivre.
– Les réactions qui font éviter tout ce qui refait penser à l’événement.
– Le sentiment que plus rien n’est possible dans l’avenir, comme s’il était « bouché », terminé.
– L’impression d’être détaché(e) du reste du monde et des autres.
– Des difficultés d’endormissement ou un sommeil souvent interrompu.
– La nécessité d’être sur ses gardes et de sursauter facilement.
– Une concentration difficile et des excès d’irritabilité (colère).

Ces perturbations entraînent une souffrance importante et des incapacités à réussir dans sa vie sociale, professionnelle et personnelle.
30 à 50% des personnes traversent un épisode de dépression majeure.
Certaines vont développer d’autres troubles douloureux (TOC, phobies, grande anxiété…).

Psychothérapies et prises en charge:

Il est essentiel de comprendre que la personne qui souffre de troubles de stress post-traumatiques est avant tout une victime !
En aucun cas, elle n’est responsable de ce qu’elle vit et ressent.
La notion de résilience, devenue très vulgarisée a tendance à culpabiliser les personnes.
L’entourage proche peut aussi, maladroitement apporter des réponses décalées et ne pas comprendre les ressentis.
IL NE FAUT PAS RESTER SEUL(E) et se tourner vers un professionnel pour BÉNÉFICIER D’UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTE.

Dans le cadre des thérapies, les événements traumatiques seront évoqués mais surtout, grâce à l’apport de la psychologie positive, une feuille de route et de progrès permettra de voir l’évolution des symptômes.
En travaillant l’estime de soi, de sa personne, il est possible d’apprendre à faire le deuil de cet AVANT pour réouvrir un APRES.

L’EMDR peut être aussi une méthode adaptée pour désensibiliser la personne de cette souffrance enkystée.

Rien n’est impossible.
Il suffit parfois de se donner le temps d’écouter ses blessures pour mieux les panser (penser).