Le confinement: quelles souffrances psychologiques ?

 

Dans une société et un pays comme les nôtres si « confinement » rime avec « santé pour tous » comme il est martelé à longues de journées, il est avant tout en lien avec un sentiment d’emprisonnement.
Le dictionnaire Le Larousse est sans appel, il s’agit bien de « Action de confiner, de se confiner dans un lieu ; fait d’être confiné. Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace. »
Ici, à la différence d’animaux bien trop nombreux dans un espace donné, nous avons la chance d’être confinés au sein même de nos maisons, appartements et logements en tous genres. A cela, il est essentiel d’ajouter que nous ne manquons pas de nourriture…

Pour autant qu’en est-il de ce sentiment de « manquer d’oxygène ou d’espace » ?
Si physiquement, ce n’est  pas le cas pour la plupart d’entre nous, le confinement amène son lot de sensations, ressentis et réactions psychologiques proches du manque d’oxygène, à savoir, la perte de sa propre liberté à se mouvoir, à décider où et quand aller, à rencontrer, à répéter des routines jusqu’ici canalisantes, contenantes et rassurantes.

Il est vrai que, pour une majorité d’entre nous, ce confinement se fait chez soi, dans un environnement qui nous est propre, intimel, connu.
Et pourtant…

Peuvent émerger de nombreuses crises d’angoisse, de sentiments ambivalents envers  son couple, sa famille et soi-même.
Tout ce temps laissé à occuper ou à organiser de façon inédite est autant d’occasions déplaisantes que nouvelles.

La durée même du confinement fait naître de nouvelles sensations de soi comme pour autrui.

Comment arriver à vivre voire dépasser ce confinement ?
Comment trouver un équilibre là où on pensait en avoir déjà un ?
Comment s’adapter, adapter son couple, son lien parental ?

Au-delà du confinement, se pose la question de cette maladie sourde mais invisible qui fauche les uns et les autres sans prévenir et qui fait jaillir autant de suspicions sur autrui que de désirs de solidarité.

Que faire de cette ambiance mortifère sans être dans le déni de la réalité où il faut à la fois tenir, savoir et avancer dans l’immobilité ?
Que dire aussi de l’avenir incertain qui se profile alors que la meilleure source de résilience est l’espoir ?

Des articles et autres recommandations peuvent ainsi vous aider.

 

 

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